Biberons, tétines…etc.
Que vous ayez choisi d’allaiter ou de donner du lait artificiel directement, vous aurez tôt ou tard besoin de biberon pour votre bébé.
Les industriels, de ce point de vue, débordent d’inventivité pour rendre cet outil indispensable, de plus en plus adapté au bébé.
Pour simplifier la tâche des parents, il existe différentes tailles de biberons, en fonction de l’âge de votre bébé.
Les tétines sont également de plus en plus ergonomiques. Elles imitent de plus en plus le mamelon et pour éviter les coliques, les tétines sont conçus de telle façon que le bébé avale le moins d’air possible, ceci assurant son confort digestif.
Alors biberon en verre ou en plastique ? Tétine en latex ou en silicone ?
La gamme de prix varie entre ………………………………….............
Récemment, le bisphénol A, composé chimique intervenant dans la fabrication des plastiques (entres autres), a été interdit dans la fabrication des biberons, car il serait impliqué dans des troubles hormonaux et neuronaux, chez le nourrisson et l’adulte (au Canada, depuis 2008 et en France, depuis mai 2010). En effet, le bisphénol A migre dans le lait, en particulier lors du chauffage du biberon.
Les fabricants sont tenus de respecter cette nouvelle réglementation, ceci étant valable, pour les produits, fabriqués en Europe ou au Canada. Sur le marché mauricien, il n’est pas toujours facile de connaître le pays de provenance de certains biberons. Restez donc vigilant, en ce qui concerne les biberons importés par d’autres pays, qui n’ont pas encore adopté cette nouvelle législation.
Les stérilisateurs.
La stérilisation des biberons et autres produits en contact avec la bouche de bébé, est recommandé jusqu’à l’âge de 4 mois.
Nos grand-mères utilisaient leurs casseroles et de l’eau bouillante pour cela (20 min pour les biberons, 5 min pour les tétines), la technique est toujours efficace, mais, face aux nouveaux stérilisateurs sur le marché mauricien, elle paraît plus contraignante.
Les stérilisateurs électriques
Relié à une alimentation électrique, ils utilisent la vapeur et de hautes températures pour « stériliser ». Conçus pour stériliser jusqu’à 9 biberons à la fois, en 8-9minutes, ils sont peu encombrants et pratiques.
Les stérilisateurs à micro-ondes
La plupart des foyers sont équipés d’un four à micro-ondes. Ce récipient fermé hermétiquement peut contenir jusqu’à 4 grands biberons et un compartiment pour contenir l’eau. Lors du passage au four à micro-ondes, la chaleur ainsi que l’humidité, permettent la « stérilisation ».
La stérilisation à froid
Pour cela, vous n’aurez besoin que d’une simple pastille à placer dans un récipient rempli d’eau froide. Pour stériliser, les biberons et les accessoires doivent trempés pendant 30 minutes, pour que la réaction chimique opère. Avec cette méthode, il est possible de stériliser une grande quantité et une grande variété de matériel de puériculture, il suffit pour cela de choisir un récipient suffisamment grand et d’adapter la dose au volume d’eau contenu.
Avant de débuter la stérilisation, il faut d’abord nettoyer les biberons, de façon classique mais rigoureuse (à l’aide d’un goupillon notamment), avec du liquide vaisselle.
De même, avant de préparer un biberon stérilisé, pensez à vous laver les mains rigoureusement.
Les chauffe-biberons
Ils permettent de réchauffer à la bonne température, le lait de bébé.
Le lait maternel, conservé au réfrigérateur, devra toujours être légèrement réchauffé, pour devenir tiède. Vérifiez la température du lait, en déposant quelques gouttes sur l’intérieur de votre poignet, la peau y est fine et très sensible.
Pour la préparation des biberons de lait infantiles, le mieux est de conserver la bouteille d’eau, à l’air ambiant, bien fermée, dans un endroit sec et propre.
Avec le climat de l’Ile, certains pédiatres conseillent de donner le biberon une fois préparé, à température ambiante.
Eviter le réchauffage au micro-onde, qui dénature le lait maternel et qui chauffe de façon irrégulière (le biberon peut être tiède, mais le lait brûlant !)
Sucettes, pour ou contre ?
Le réflexe de succion est présent chez tous les nouveau-nés en bonne santé, né à terme.
En effet, en stimulant légèrement les lèvres d’un nouveau-né réveillé, avec une tétine ou le mamelon de la maman, celui-ci se mettra à téter de façon innée et réflexe.
Ceci est automatique pour lui et n’est pas causé par la faim. Ce réflexe, présent dès la naissance est une preuve de maturité cérébrale et lui permet de déglutir et se nourrir, sans avoir besoin d’apprendre comment faire.
Progressivement, il disparaît vers 4-5 mois.
La succion du bébé au sein de sa maman ou sur la tétine d’un biberon, remplit donc un de ses besoins primaires, qui est celui de s’alimenter.
Toutefois, tous les bébés ressentent également le besoin de téter de façon naturelle, pour d’autre raison, que le simple fait de se nourrir : besoin d’être consolé, d’un câlin…etc. Le fœtus tête déjà son pouce ou sa main dans le ventre de sa mère.
Dans les sociétés industrialisées, où par manque de temps et de disponibilité de sa maman, le bébé ne peut constamment téter au sein de sa mère, c’est pourquoi, la tétine a été inventée dans ses sociétés pour satisfaire ce type de besoin.
Mais très vite, on lui a fait diverses reproches : elle déformerait le palais, l’enfant ne pourrait plus s’en passer à l’entrée à l’école…
Pourtant, il faut avouer qu’elle donne bien souvent un peu de répits aux jeunes parents, ne sachant plus quoi faire face à leur bébé en pleurs.
La question se pose alors : faut-il donner la tétine à son bébé, directement après la naissance ?
Il est clair que proposer systématiquement une tétine à un bébé en pleurs, n’est pas forcément la première chose à faire.
Tout nouveau-né, du fait du réflexe de succion présent à la naissance, serait tenté de l’accepter et s’y habituerait très vite.
Il faudrait déjà commencer par accepter l’idée même que les pleurs d’un nouveau-né ne sont finalement que son seul moyen de communication avec ses parents.
Pour savoir si le bébé a réellement besoin d’une tétine, il faut déjà s’armer de patience et tenter d’abord de le consoler de la manière la plus simple, qui soit : lui parler doucement et le prendre dans ses bras. En effet, un bébé a besoin de contact, en particulier celui de sa maman. Difficile de faire autrement, lorsqu’on a été porté 9 mois dans un univers douillet et sécurisant…
Pour des conseils sur la manière de porter son bébé, voir la rubrique portage.
Pour les bébés à qui cela ne suffirait pas, la tétine peut apporter une solution.
Mais alors, quel genre de tétine choisir ?
Il s’agit d’investir dans une tétine solide, de qualité, pour éviter qu’elle ne se casse ou ne se démonte après une chute, par exemple.
A l’heure actuelle, elles sont souvent vendues avec leur étui de protection, voir même un lien, à accrocher au pyjama du bébé, pour qu’il puisse la retrouver facilement.
Utiliser dans les semaines, qui suivent la naissance, il faudra la laver et la stériliser avant de la mettre dans la bouche de bébé. Après 4 mois, plus la peine de stériliser, mais la laver reste impératif.
Qu’en est-il de l’accusation de déformation du palais ?
Cela n’a jamais été démontré. L’usage tardif de la tétine serait principalement incriminé dans la possible déformation du palais. C’est pourquoi, à partir de 2-3ans, il est recommandé de déshabituer le bébé progressivement, à l’usage de la tétine. Ce qui n’est pas tout le temps la chose la plus facile à obtenir. Mais avec patience et diplomatie, il ou elle réussira à s’en passer. L’argument « les grands n’ont pas besoin de sucettes » fait encore ses preuves, de nos jours…
Confusion sein-tétine ?
Il est en effet recommandé d’éviter l’usage systématique de la tétine, et particulièrement, au démarrage de l’allaitement maternel. Le bébé doit d’abord s’habituer à téter le mamelon, avant de se voir proposer la tétine. Cela garantit un bon apprentissage du bébé et une bonne production de lait maternel.
Après 3 semaines, l’allaitement sera bien installé et le bébé saura comment téter au sein, même en utilisant la sucette en parallèle.