La fausse couche correspond à la perte de la grossesse. Le risque de fausse couche concerne surtout les trois premiers mois. Elle se produit lorsque l’embryon arrête de se développer ou lorsqu’il présente une anomalie, incompatible avec son développement. Le corps de la femme réagit donc en expulsant la grossesse.
Elle se présente spontanément sous forme de saignements, pouvant être plus importants que de simples règles, proportionnellement à l’âge de la grossesse.
La fausse couche est un évènement difficile, mettant fin à la joie, que représente la découverte d’une grossesse.
Les fausses couches sont pourtant fréquentes, car elles touchent 1 grossesse sur 4. Il est important de ne pas se culpabiliser et de se faire accompagner par son entourage, pour pouvoir faire le deuil de cette grossesse et en envisager une autre, dans le futur.
En cas de fausses couches répétitives (à partir de 3 fausses couches) ou de fausse couche tardive (au-delà du 1er trimestre), il est important de faire un bilan auprès de son gynécologue.
De même qu’il est important de veiller à ce que la fausse couche soit complète (c’est-à-dire que toute la grossesse soit expulsée), pour éviter les risques d’hémorragie et afin qu’un nouveau cycle puisse se mettre en place.
C’est pourquoi certaines fausses couches nécessitent un curetage (opération réalisée par un médecin, consistant à vider l’utérus à l’aide d’un instrument). Pour en savoir plus, consulter votre gynécologue.
L’avortement ou interruption volontaire de grossesse.
Concernant l’avortement ou interruption volontaire de grossesse, les lois mauriciennes sont très claires à ce propos : depuis 1838, l’avortement, c’est-à-dire le fait de mettre fin à une grossesse, peu importe la méthode choisie, est complètement interdit.
Pour plus de renseignements, voir article 235 du code pénal.
Bien qu’interdite par la loi, l’avortement reste tout de même un sujet d’actualité à Maurice, comme en témoignent ces nombreux récits de femmes désespérées, ayant eu recours illégalement recours à l’avortement, au point de mettre en péril leur vie. Les avis divergent par rapport à la dépénalisation de l’avortement.
Le débat est toujours en cours…
Pour plus de renseignements sur l’actualité, n’hésitez à consulter le site internet lexpress.mu. |