
Il s’agit d’une technique d’anesthésie, bien connue des femmes enceintes, à l’heure actuelle.
Elle consiste à analgésier la région abdominale, jusqu’au bassin, concernés par le travail et l’accouchement.
Pour cela, le médecin anesthésiste insère, au moyen d’une aiguille, un fin cathéter, entre 2 vertèbres lombaires, au niveau de l’espace péridurale. A travers ce fin cathéter, il pourra injecter un produit anesthésiant, qui diffusera dans toute la région abdominale et pelvienne.
Ainsi, la femme, sous anesthésie péridurale, pendant le travail, ne ressent plus la douleur des contractions. De plus, le produit anesthésiant diffusant jusqu’au bassin, la douleur de l’expulsion du bébé est également largement atténuée voir inhibée.
Pour mieux visualiser le geste réalisé par le médecin anesthésiste, visionner la vidéo suivante, disponible sur Youtube, sous le titre : « Péridurale-pose de péridurale.avi ».
Une péridurale est-elle vraiment nécessaire pendant le travail et l’accouchement ?
En ce qui concerne la douleur, toutes les femmes sont différentes.
La perception même de la douleur diffère, bien que toutes soient d’accord, pour parler d’une douleur, qui s’intensifie, au fur et à mesure que le travail avance.
Il est difficile de savoir d’avance, si une femme sera capable ou non de supporter la douleur de l’accouchement.
Avant les premières contractions, et avant que le travail n’ait réellement démarré, il est globalement conseillé, par la plupart des gynécologues, de ne pas avoir recours à la péridurale d’emblée, sauf indication médicale.
Toutefois, la pose de la péridurale n’est plus possible lorsque l’accouchement est imminent, car elle y perd tout son intérêt.
Lors du travail, sur indication médicale, le gynécologue peut estimer, qu’une péridurale est nécessaire. Toutefois, dans la majorité des cas, il s’agit d’un choix personnel, concernant la femme exclusivement et sa tolérance à la douleur.
Cette décision se prend généralement, le jour de l’accouchement, lorsque la femme fait face à ses contractions. Elle est alors plus à même de juger, si elle possède en elle, les ressources nécessaires, pour vivre son accouchement sans péridurale.
Comment faire si je ne souhaite pas de péridurale ?
Ce souhait, suscitant la surprise à l’heure actuelle (taux de péridurale), est pourtant tout à fait respectable. Cette expérience peut même procurer une certaine fierté, dans la vie d’une femme. Il ne faut donc pas avoir peur, de tenter l’expérience de l’accouchement sans péridurale, plutôt que de se préparer coûte que coûte à une péridurale d’emblée. Difficile d’accepter d’attendre ou de se voir refuser une péridurale, parce que l’accouchement a été trop rapide, si l’on ne s’est pas préparé à gérer le travail sans.
Le préambule indispensable à un accouchement sans péridurale, est donc une préparation, aussi bien mentale que physique, car, fort heureusement, il existe des alternatives à la péridurale, permettant également de vivre pleinement son accouchement.
Les sages-femmes sauront vous indiquer quelles sont les autres méthodes (respiration, relaxation, homéopathie…etc.), à votre disposition, pour gérer la douleur des contractions et accompagner son bébé lors de l’accouchement.
Au Centre de sages-femmes, en plus des cours de préparation à la naissance, les sages-femmes proposent également un accompagnement personnalisé, lors du travail et de l’accouchement, dans la continuité des cours de préparation à la naissance et après élaboration d’un projet de naissance.