
L’accouchement normal correspond à la naissance du bébé par les voies naturelles de la femme, c’est-à-dire son passage à travers le bassin et le vagin de la femme.
Cette étape est celle tant redoutée par beaucoup de femmes, lorsque celle-ci voit sa date d’accouchement se rapprocher. Elle est souvent synonyme de douleur, d’expérience intense physiquement mais également émotionnellement.
Pourtant, aucun accouchement ne se ressemble et bien souvent, les femmes peinent à se rappeler ou à décrire cette fameuse douleur.
C’est bien souvent parce que l’inconnu fait peur, que certaines femmes sont tentées de se tourner vers la césarienne.
Pourtant, l’accouchement normal reste la meilleure solution pour la naissance d’un enfant. Malgré la tendance actuelle d’augmentation du taux de césariennes, à Maurice, comme à travers le Monde, il serait bon de rappeler, que le corps de la femme se remet, sur le plan physique, beaucoup mieux d’un accouchement normal, que d’une césarienne.
C’est sur le plan psychologique, qu’il y a du travail à faire. Comment venir à bout de cette peur, que suscite l’accouchement normal ? Comment améliorer l’accompagnement de la femme pendant son accouchement ? Pour qu’elle n’est plus à subir son accouchement, mais qu’elle le vive pleinement, actrice et confiante dans ce qu’elle vit.
Ce sont les professionnels de Santé, qui doivent se pencher sur ces questions et tenter d’y trouver des réponses. La grossesse et l’accouchement ont une réelle influence sur le futur lien parents-enfant et donc sur la Société en général.
La préparation à la naissance
L’accompagnement global à la naissance.
La naissance d’un enfant est une expérience merveilleuse, que les femmes sont amenées à vivre en moyenne 2 fois dans leur vie.
Elle laisse à chaque fois, une trace indélébile dans la mémoire de la mère.
Les futures mamans souhaitent donc vivre cette expérience à leur manière, selon leur ressenti et leur vécu.
Dans l’univers médicalisé de la clinique ou de l’hôpital, l’accouchement est soumis à une routine, propre à chaque établissement. Cette routine est nécessaire, garante du bon fonctionnement d’une maternité, mais elle est indissociable d’une certaine souplesse à l’égard des couples et des nouveau-nés, tous différents.
L’accompagnement global à la naissance est né de la demande des couples, pour une naissance plus personnalisée, correspondant plus à leurs attentes.
Dès le début de la grossesse, le couple choisit le gynécologue, qui les accompagnera pendant la grossesse et réalisera l’accouchement. Cette relation de confiance, qui s’établit avec le gynécologue, est primordiale pour l’accouchement.
Mais le gynécologue n’est pas le seul acteur lors de la naissance.
La sage-femme, présente en maternité, dont le rôle sera d’accompagner et de soutenir la femme, pendant le travail et l’accouchement, est bien souvent méconnu, jusqu’au jour de l’accouchement.
Avec le développement des cours de préparation à la naissance, à l’Ile Maurice, le rôle de la sage-femme est mieux défini.
Désormais, les couples peuvent faire le choix d’être accompagné par la sage-femme, qui leur aura donné les cours de préparation à la naissance.
Tout comme le gynécologue, elle sera présente, mais de façon continue, pendant le travail et assistera la femme pendant l’accouchement.
Il s’agit véritablement d’un travail en équipe : gynécologue-couple-sage-femme.
La sage-femme du couple ne se substitue pas à l’équipe de sages-femmes, présente sur place, mais son accompagnement est plus personnalisé et se focalise uniquement sur la femme, qu’elle accompagnera.
Cet accompagnement se poursuit logiquement, lorsque la femme rentrera à la maison.
Si vous êtes intéressés par l’accompagnement global à la naissance, n’hésitez pas à contacter le centre de SF.
Les positions d’accouchement.
Le titre est déjà évocateur.
Pourquoi parler de position d’accouchement au pluriel ?
La première raison vient du fait, qu’à travers le monde, les femmes accouchent toutes de manière différente, notamment, dans des positions différentes. Il ne faut pas l’oublier…
Dans l’univers médicalisé des cliniques et hôpitaux de l’Ile Maurice, la position dite « gynécologique » est devenue la norme. Cette position permet au gynécologue ou à la sage-femme d’intervenir, si cela s’avère nécessaire, grâce à des manœuvres voir même grâce à des instruments, tels que la ventouse ou le forceps, utilisés exclusivement par le gynécologue.
Mais avant même d’envisager une difficulté pour la sortie du bébé, et la nécessité d’intervenir, l’accouchement est avant tout un processus « mécanique » naturel, grâce auquel le bébé passe à travers le bassin de sa maman.
L’Obstétrique et la « mécanique obstétricale » sont en constante évolution.
Récemment, de nombreuses études se sont penchées sur les positions pendant l’accouchement.
Bien qu’indispensable, en cas de difficulté, la position « gynécologique » n’est pas forcément la position la plus physiologique, pour la sortie du bébé, c’est-à-dire, que cette position ne facilite pas le passage du bébé dans le bassin de sa mère.
La position gynécologique maintient la femme en position allongée sur le dos, les jambes posées dans des étriers, de part et d’autre du lit d’accouchement.
Parmi les effets négatifs de la position gynécologique, nous retrouvons :
- une ouverture insuffisante du bassin pour le passage du bébé,
- des contractions difficiles à gérer pour la mère, du point de vue confort et pour le bébé, du fait de la compression de la veine cave supérieure, par l’utérus, réduisant l’apport d’oxygène, pour le bébé.
- le risque d’avoir à subir une épisiotomie, le périnée étant fortement distendu.
- des efforts de poussée insuffisants pour la mère, qui doit lutter contre la gravité pour sortir la tête de son bébé. Par conséquent, un taux plus élevé d’extractions par forceps ou ventouse.
Des études sont encore en cours, pour déterminer quelles sont les positions à privilégier pour l’accouchement.
Mais l’OMS se prononce déjà sur ce sujet en affirmant que « La position verticale lors de l'accouchement semble être associée à des bénéfices multiples incluant la réduction de la durée de la deuxième phase du travail. En attendant de plus amples confirmations quant à ces bénéfices, les femmes devraient pouvoir choisir la position dans laquelle elle souhaite accoucher. »
L’accouchement sur le côté, s’avère être un bon compromis en ce qui concerne le respect de la physiologie de l’accouchement et la possibilité qu’a le gynécologue d’intervenir plus aisément.
Ce sujet devrait donc être abordé pendant les consultations avec le gynécologue.
De plus, lors des cours de préparation à la naissance et de l’accompagnement lors du travail et de l’accouchement, le rôle de la sage-femme sera de guider la femme, pour qu’elle trouve des positions confortables pour elle et son bébé, pendant le travail et l’accouchement. La mobilité pendant le travail est aussi un facteur favorisant la bonne progression du travail et de l’accouchement.
Pour plus de conseils, n’hésitez pas à contacter le Centre de SF.
Cf site de l’OMS, recherche « position d’accouchement ».
L’épisiotomie
II s’agit d’une incision, réalisée par le gynécologue, au moment de l’accouchement, au niveau du périnée, c’est-à dire réalisée entre le vagin et l’anus, pour agrandir l’orifice vulvaire, facilitant ainsi le passage du bébé.
Une épisiotomie est-elle forcément nécessaire pendant l’accouchement ?
C’est au moment de l’expulsion du bébé, que le gynécologue estimera s’il est nécessaire ou non de réaliser une épisiotomie, le but étant de protéger le périnée d’une déchirure compliquée.
Par exemple, lorsque le bébé est gros ou lorsqu’il y a une urgence de faire naître le bébé, l’épisiotomie sera réalisée.
Toutefois, est-il nécessaire de réaliser une épisiotomie pour chaque accouchement ?
A Maurice, les avis sont partagés, parmi les gynécologues, mais aucune étude scientifique récente, n’a pu prouver les bénéfices d’une épisiotomie systématique sur le périnée. Il n’y aurait pas moins de déchirure compliquée, ou de problème d’incontinence urinaire, par la suite.
C’est pourquoi, l’épisiotomie de routine systématique est largement contestée par la plupart des collèges d’obstétriciens à travers le monde.
Au dernier moment, lorsque le bébé est sur le point de sortir, le gynécologue prendra la décision ou non de faire une épisiotomie.
Il est cependant intéressant d’aborder le sujet avec votre gynécologue, pendant la grossesse, pour connaître son opinion sur la question, et surtout si vous souhaitez éviter cette intervention.
LIENS :
- L’émission française « le Magasine de la santé » consacre un reportage sur l’épisiotomie, cette vidéo est disponible sur le moteur de recherche GOOGLE vidéos, sous le titre : « L’épisiotomie, un geste indispensable ? ».
- Le site internet www.episio.info fournit également des informations intéressantes, concernant l’épisiotomie et sa pratique.
- Pour plus de renseignements, vous pouvez également consulter le document suivant, disponible sur le site de l’Organisation mondiale de la Santé www.who.int :
Liljestrand J. Épisiotomie en cas d'accouchement par voie basse : Commentaire de la BSG (dernière révision : 20 October 2003). Bibliothèque de Santé Génésique de l'OMS; Genève : Organisation mondiale de la Santé.

Si vous rencontrez des problèmes avec votre épisiotomie après l’accouchement, n’hésitez pas à en parler à votre gynécologue et/ou à contacter le centre de SF. Une sage-femme pourra venir à domicile pour contrôler la bonne cicatrisation de l’épisiotomie et vous donnera des conseils, concernant les soins à réaliser.

La rééducation du périnée est particulièrement importante en cas d’épisiotomie, bien qu’elle doive être envisagée après chaque accouchement et même après une césarienne.
Elle permet de prendre conscience de son périnée et de le remuscler. Il joue un rôle très important de plancher pelvien, c’est-à-dire, qu’il soutient les organes contenus dans le bassin. Rééduquer son périnée après une grossesse, permet de prévenir la survenue dans le futur, de problèmes d’incontinence urinaire ou de descente d’organes. Pour des séances de rééducation périnéale, contacter le centre de SF.
La place du père
Lorsque l’accouchement se passe en clinique, le futur papa est autorisé à assister à l’accouchement, s’il le souhaite.
De plus en plus de papas ont envie d’être présents au moment où leur enfant naîtra. C’est d’ailleurs aussi le souhait de la plupart des femmes, car la présence du conjoint rassure et ses encouragements sont très précieux.
La place du père n’est pas pour autant celle du gynécologue, qui fait l’accouchement. Tous les gestes médicaux effectués par le gynécologue, ont très peu d’intérêt pour le papa, et peuvent même être traumatisants pour lui.
Sa place est située auprès de sa femme, idéale pour la soutenir et l’encourager, et pour voir son bébé naître de la façon la plus belle qui soit.

Vous ne supportez la vue du sang, l’atmosphère de la clinique vous rend malade, il vous paraît au dessus de vos forces de pouvoir assister à l’accouchement de votre femme ? Ne vous forcez pas ! Car s’il vous arrivait de faire un malaise pendant l’accouchement, il serait très difficile pour l’équipe médicale d’intervenir rapidement, déjà bien occupée par la maman et le bébé.
Vous vous en sentiez capables et tout d’un coup, vous vous sentez mal ? Sortez de la pièce ou asseyez là où vous pouvez assez rapidement, un évanouissement se produit très vite.